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Oratoire

La chapelle Saint-André
Tour de guet

Eglise Saint-Pierre

 

 

Image flottantePATRIMOINE

La fontaine «Anesca»
La plus ancienne des deux fontaines de Monieux, celle dite « du Moulin », est située au bas du village, au bord de la Nesque. Elle est alimentée par une source et l’on y accède par le bien nommé Chemin de la Fontaine. Elle possède un lavoir où, jusqu’au XIXe siècle, les femmes entourées de leur marmaille piaillante maniaient le battoir dans les rires et les échanges de nouvelles.
Mais cette fontaine étant excentrée par rapport à l’agglomération, le chemin était rude pour remonter au village avec son chargement d’eau. C’est pourquoi, en 1905, Léon Doux, maire de Monieux et directeur du prestigieux théâtre de l’Alcazar à Marseille, décide de doter sa commune d’un point d’eau au centre du village. Il fait faire des recherches par un sourcier, entreprend les travaux de captation de la source et fait construire, sur la place du village, la fontaine qui porte son nom. Pour couronner celle-ci et rendre hommage à la Nesque (Anesca en provençal), il commande au sculpteur Pérosi une statue en bronze représentant une allégorie d’Anesca sous la forme d’une jeune fille portant une cruche et une brassée d’épis. La fontaine fut inaugurée dans la liesse générale le 27 août 1905 et Anesca, petit bijou de style Art Nouveau, trône depuis lors sur la placedu village et les Moniliens en sont très fiers.

Remparts, Portail Meunier
Sur le modèlImage flottantee de la plupart des villages médiévaux, Monieux s’est doté, au XIIe siècle, d’une enceinte fortifiée. Prenant en compte la configuration particulière du village, étagé sur le flanc de la falaise qui le surplombe, les remparts ne forment pas un cercle enserrant l’agglomération mais une sorte de collier dont les deux extrémités rejoignent chacun des côtés de la falaise. Trois portes, percées dans le rempart, permettaient les échanges avec l’extérieur. Deux d’entre elles ont disparu : l’une, le Portalet, était située devant l’église Saint-Pierre, l’autre, à peu près au milieu du village, au départ du Chemin Romain. Seule la troisième, le Portail Meunier, à l’extrémité sud-ouest du village, subsiste à l’heure actuelle. A quelques mètres de celui-ci, au-delà de la grande croix en bois qui en marque l’entrée, on peut encore découvrir, creusée dans le rempart, une meurtrière.
Ce système de défense était complété par une tour de guet, située au sommet de la falaise et dont il reste une ruine encore assez imposante bien qu’elle ait perdu, avec le temps, la moitié environ de sa hauteur d’origine. Ce donjon faisait partie d’un réseau de tours destiné à protéger le val de Sault et dont il existe encore plusieurs vestiges, le plus proche étant celui de Saint-Jean-de-Sault dont on peut distinguer la silhouette sur la colline, depuis le village de Monieux.

Les croix
Les croix qui ponctuaient les processions jusqu’à l’église paroissiale sont au nombre de trois. L’une, en bois, est visible au Portail Meunier, une autre, en fer forgé, est située au bas du village, au-dessus de la Fontaine du Moulin et la troisième monte la garde à l’entrée nord-est de Monieux, au pied d’un magnifique marronnier.

CaladesImage flottante
Une rue caladée,encaladée ou en calade, ou plus simplement une calade, désigne en Provence une rue en pente pavée ou empierréede pierres calcaires (des Monts de Vaucluse par exemple).

Murs en pierres sèches
La maçonnerie à pierres sèches (ou maçonnerie à sec ou encore maçonnerie sèche) est une technique de construction consistant à assembler, sans aucun mortier à liant, des plaquettes, des blocs, des dalles, bruts ou ébauchés, pour monter un mur, un voûtement.

Les oratoires
Deux oratoires en forme de chapelles, dons de Moniliens, ont été érigés, l’un au lieu-dit l’Oratoire précisément, et dédié à la Sainte Vierge (1858), l’autre au cœur du village, en bas du chemin qui grimpe à la tour de guet et qui est dédié à Saint-Antoine-de-Padoue (1948).

La chapelle Saint-André Tour de guet (randonnée pédestre)
Aussi haut perchée que la Chapelle Saint-Michel-de-la-Nesque est enfoncée dans les Gorges, elle aussi d’époque romane et en ruine, la Chapelle Saint-André semble se consoler des outrages du temps en dominant sereinement le village et le Val de Sault. Bâtie sur le roc près de la tour de guet qui surplombe Monieux, elle était encore en activité avant la dernière guerre mondiale. Sa visite se mérite mais la vue qu’elle offre, au sommet de la falaise, sur Sault, la vallée et les collines environnantes jusqu’à la Montagne de Lure dédommage largement des efforts –ou du plaisir- de la montée.
A voir : Les jardins de Saint-André.

Autres chapelles du territoire Monilien :
La chapelle du Champ de Sicaude

Située à proximité de l’impressionnant Rocher du Cire, cette chapelle fut construite en 1713, à une époque où le hameau du Champ de Sicaude comprenait de nombreuses fermes en activité. Plus tard reconvertie en école, il n’en reste plus aujourd’hui que quelques pans de murs effondrés et une cloche, retrouvée par hasard au milieu des pierres et conservée avec soin par la municipalité en attendant d’être exposée au public.

La chapelle Notre-Dame de La Consolation
Appelée à tort Notre-Dame-des-Abeilles, cette chapelle n’a rien à voir avec un quelconque culte lié aux hyménoptères. Le mot abeïe désignait en fait les troupeaux que les bergers regroupaient à cet endroit et qu’ils y faisaient bénir avant de partir en transhumance. Le hameau situé dans ce lieu en a conservé le nom sinon l’orthographe. On ne connaît pas la date de construction de la chapelle : elle est citée au XVIIe siècle ; on sait qu’elle fut restaurée au début du XVIIIe ; c’est à peu près tout. Sa particularité est d’être complètement aveugle, sa seule ouverture étant la ported’entrée. Chaque année, le 15 août, un office est célébré dans la chapelle en mémoire du curé des Abeilles, Joseph Thouard (1825-1888), qui soignait gratuitement les malades et avait inventé un élixir fameux.

La chapelle Saint-MichelImage flottante
(randonnée pédestre topo àl’office de tourisme)
Nichée au fond des Gorgesde la Nesque, à l’abri d’une grandiose masse rocheuse, cette chapelle rupestre d’origine romane (mais remaniée au cours des siècles et notamment en 1643 comme en témoigne la pierre gravée du porche d’entrée), faisaitencore, avant guerre, l’objet d’un pèlerinage le jour de son saint patron. Elle est bien émouvante, blottie au creux de son rocher au fond du ravin, et devant les quelques ruines qui subsistent d’elle, on a peine à imaginer qu’elle fut dépendante du prestigieux Prieuré de Montmajour et qu’une cavité voisine de la même roche abritait, jusqu’au milieu du XIXe siècle, un ermitage.

La chapelle Saint-Roch
(située face au village)
Edifiée en l’honneur du saint invoqué lors des épidémies, la chapelle que l’on peut voir au milieu des cèdres sur le Défens de Monieux, face au village, fut bâtie en 1852 sur l’emplacement d’une plus ancienne, construite après la peste de 1629, agrandie et restaurée lors de celle de 1720 et détruite pendant la Révolution. Chaque année, le 2ème dimanche d’août, elle fait l’objet d’un pèlerinage auquel participent les habitants de Monieux.

Le mur de la Peste
(randonnée pédestre topo à l’office de tourisme)
En juillet 1720, la peste se déclare au sud de la Provence. Face à la menace d’extension de l’épidémie, les villages des Monts de Vaucluse décident d’unir leurs efforts et de construire, entre Lagnes et Monieux, un mur en pierres sèches d’une vingtaine de kilomètres de long sur deux mètres de haut. La muraille, pourvue de guérites et de corps de garde abritant les soldats chargés de la surveillance, était destinée à contrôler les passages pour éviter la propagation de la maladie vers le nord. Chaque village dut fournir des hommes et du matériel pour travailler au mur et en assurer la garde. Le résultat fut positif car, grâce aux mesures prises et à la protection naturelle du relief, l’épidémie épargna, dans l’ensemble, les zones protégées.
Une partie de la muraille, restaurée, est maintenant accessible aux promeneurs. Sur la commune de Monieux, on peut en voir des vestiges à proximité de la Ferme Saint-Hubert.

Eglise Saint-Pierre
Curieusement située à l’extérieur des remparts, la charmante église Saint-Pierre a été édifiée au XIIe siècle. Au fil du temps, l’abside initiale a disparu et divers ajouts et modifications (surélévation du sol, construction de chapelles latérales aux XVIIe et XVIIIe siècles, etc…) ont transformé l’église originelle mais le chœur surplombé d’une élégante coupole octogonale sur trompes témoigne encore de l’époque romane. Humble et touchante dans sa simplicité, elle est perçue par ses visiteurs comme un havre de paix qui invite à la douceur et au recueillement.

Pour plus d'informations consultez le site :
http://www.ot-monieux.com/